Au confluent du Lot et de la Truyère, face au charmant village d'Entraygues-sur-Truyère : découvrir l'étonnante variété des pays de l'Aveyron. A deux pas de l'Aubrac, des chemins de Saint-Jacques -de-Compostelle (GR65), de Conques, entre Rodez et Aurillac, près d'Estaing ou Espalion ... Laissez-vous tenter !

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vendredi 26 février 2016

Les surprises de la nature au Confluent

Déjà victime plusieurs fois des visites du goupil, j’avais, sur le conseil d’un ami, installé sur la cabane de mes poules une « porte automatique à fermeture et ouverture crépusculaires » (PAFOC).


Pour environ 100 € cette petite merveille, dont les 2 piles peuvent tenir jusqu’à 4 ans, s’ouvre pour laisser sortir les poules peu après le lever du soleil.
Elles peuvent ainsi, bien avant l’arrivée du maître et de la ration quotidienne, se mettre à picorer les restes de la veille et les herbes qui parviennent encore à pousser dans leur enclos.

Et au coucher du soleil, bien après que les gallinacés sont rentrés, automatiquement la porte se referme, les protégeant de visites nocturnes des prédateurs, nombreux en cette région : renard, fouine, martre ou même blaireau.

La PAFOC me garantissait contre l’oubli de refermer la porte les soirs de sortie ou de rentrée tardive, et m’autorisait à traîner le matin avant d’aller porter leur pitance à mes volatiles. Le confort et la sécurité ! De plus la PAFOC simplifiait la gestion de nos absences : la personne chargée de veiller sur nos volatiles pouvait se contenter de venir une fois par jour pour ramasser les œufs et remplir la mangeoire.




C’est ainsi qu’ont vécu tranquillement nos pintades et nos poules, nous donnant jusqu’à 900 œufs par an, nous permettant omelettes copieuses et pâtisseries variées, réjouissant quelques amis bénéficiaires de nos surplus. Tous les jours en effet je comptabilisais minutieusement chaque œuf récolté, le numérotant et le datant, et reportant le bilan sur l’agenda. 


Mais … « en toute chose il faut considérer la fin » dit-on au Togo…

Le 1er décembre dernier, prévoyant d’assassiner l’une de nos pintades en vue des repas de Noël, j’envisageais d’aller l’attraper dans son sommeil après le coucher du soleil et la fermeture des portes. Mais c’est évidemment ce soir-là que les 2 pintades ont décidé de ne pas rentrer au logis et de rester dans l’enclos mais à l’extérieur de la cabane. Avaient-elles une intuition ? Laquelle ? Il me fut impossible de les récupérer pour les remettre en bonne place, l'une dans la cabane, l'autre dans un carton en prévision de son égorgement le lendemain matin.


Résigné et vexé je m’étais promis de remettre l’opération au lendemain soir.
Mais le 2 décembre  au premier point du jour, nous entendîmes gémir une pintade et je me précipitai donc vers le poulailler. Plus je m’en approchais, plus j’entendais s’éloigner les gémissements pintadesques dans les fourrés voisins. Arrivé dans l’enclos je découvre une pintade décapitée, encore toute chaude… l’autre a disparu, kidnappée vivante par maître Renart.


Après tout, telle est la Nature qu’il faut toujours être prêt à partager : quelques salades pour les limaces, quelques topinambours pour les rats taupiers, des cerises pour les pies, le miel des abeilles pour nous, les œufs de nos poules pour les voisins…


Ne me restaient donc que les 6 poules (les oies ne partagent pas le même logis). Mais la farce n’était pas complète.

Ce 12 février matin, allant gaîment porter leur petit déjeuner, particulièrement copieux ce jour-là, riche des nombreux déchets du festin de la veille, je découvre avec inquiétude qu’aucune poule n’est sortie. Derrière la PAFOC ouverte, l’entrée de la cabane est jonchée de plumes blanches ! Et j’y ramasse le coq et une poule décapités, morts de décérébration, et les 4 autres le cou brisé, mortes de tétraplégie.



Dans mon désespoir, une consolation : le goupil me les a laissées et elles sont encore chaudes. Il m’a suffi de la journée pour les plumer et vider. Il faisait beau ce jour-là et c’est au soleil que j’ai pu me livrer à cette opération de recyclage.













Notre réfrigérateur ne suffisait plus et nous avons donc décidé de mettre rapidement le coq à la marinade, dans le vin blanc du Fel et mon vinaigre de vin, avec deux lapins de garenne offerts par un ami, ainsi qu’un jarret de veau et une échine de porc, conformément à la recette traditionnelle.



Précédé d’une chuche-mourette, le potjevleesh a été très apprécié de nos invités, accompagné d’une salade flamande avec des chicons, suivi d’un bon morceau de Maroilles et d’une crème brûlée à la chicorée. Occasion pour eux de découvrir la cuisine Chti, bien différente des petits plats aveyronnais (voyez sur notre blog « venez vous régaler au marché des producteurs »).

Les invités avaient eu la gentillesse de nous apporter une composition « le coq et le renard » dans laquelle un grand roi de basse-cour humilie un rusé miniature… comme j’aurais souhaité que le fasse mon gélinot maladroit.


Et voilà ma PAFOC qui monte et descend inutilement matin et soir, en attendant que j’aie trouvé la parade préventive pour reconstituer ma basse-cour.




Mais cette fois je leur ferai lire chaque soir la fable de Jean de la Fontaine.

Ou, mieux, je la leur dirai à haute voix.







A bientôt !
             
              

    'Le Confluent' 
    route de Decazeville,
    12140 Entraygues-sur-Truyère

    Tél. :  33 (0)643 50 06 62 - 33(0)684 47 21 47

    leconfluent@gmail.com

mercredi 14 août 2013

Venez vous régaler au marché des producteurs !

Depuis les temps immémoriaux des dolmens de l'AVEYRON, la tradition de la cuisine s'est perpétuée dans les familles. Ici, le ciel et le soleil, les eaux du ciel et des rivières, les champs, les bois, les montagnes et les pâturages se sont associés pour satisfaire la gourmandise des hommes. L'habileté des gardiennes du foyer, leur patience, leur inventivité, à la fois généreuse et économe, ont accumulé un trésor de richesses culinaires. La multitude des terroirs répond autant à la diversité des paysages qu'à celle des coutumes que nous font découvrir quelques recettes typiques.

Goûtez à la cuisine traditionnelle de l'Aveyron. A Entraygues, les « mardi du savoir-faire » et les « marchés des producteurs » du mercredi soir nous permettent de découvrir farçous et charcuteries, aligot, saucisses et autres choux farcis. Venez et goûtez aussi aux délices de la châtaigneraie ou encore aux repas à la ferme agrémentés du cabécou et arrosés des vins du Fel.
Et à vous de chercher dans les guides et grimoires les recettes que vous découvrirez chez les restaurateurs de la région avant de les tester ensuite en famille !

La truffade ne contient pas ... de truffes mais se prépare à base de pommes de terre et de tome fraîche et se gratine au four.
Elle est bien différente de l'aligot, lui aussi à base de tome fraîche mais avec la purée de pommes de terre.
Les farçous, faits de feuilles de blettes et de la chair à saucisse de votre boucher de prédilection.
Le fricandeau est un pâté de campagne, de consistance ferme, enrubanné dans une crépine de porc et cuit au four. Il se consomme indifféremment froid ou chaud.





On n'oubliera pas l'incontournable salade tiède de tripous qui inaugure au petit déjeuner toutes les journées de fête : un plat complexe et généreux qui n'a pourtant rien à voir avec la mode de Caen.
Le pounti est l'exemple parfait du plat paysan unique qui mêle le sucré/salé et se transporte facilement pour être pris loin de chez soi. C'est un pâté composé de farine de froment (ou de seigle) mélangée à des œufs et du lait, de feuilles de blette, de lard et de pruneaux. Il se mange habituellement froid ou légèrement poêlé en tranche, accompagné d'une salade. Il peut lui-même servir d'accompagnement à une volaille.


L'estofinado ou estofi (ou encore stockfish) utilisant la morue et la pomme de terre, trouve ses origines à l'époque des gabarriers qui remontaient le Lot en trainant dans l'eau douce la morue salée.
Le COUFIDOU emploie les bas morceaux du bœuf : poitrine, collier et joues.
Ne pas le confondre avec le CONFIDOU, mis au point en 2013, composé de veau, agneau et porc, les troisviandes élevées sur le plateau du Lévezou, mijotées dans une sauce aux cèpes, accompagnées de pommes sautées. A découvrir absolument !
Le gigot de cabri à l’oseille se déguste traditionnellement à partir du jour du Carnaval : réservez votre place chez Marinette ! Les fêtes se succèdent le dimanche dans tous les villages environnants, proposant des menus copieux de jambon de pays, chou farci, aligot et magret de canard, fromages locaux, tarte aux pommes, et toujours ... les vins d'Entraygues et Le Fel. 
Le Melsat est une saucisse mi-sèche préparée avec des œufs, du pain et de la viande de porc, à la manière du boudin blanc. Il peut être consommé fraîchement préparé ou stérilisé en bocaux pour être servi découpé en tranches rondes.
L'Aveyron rivalise avec tout le Sud Ouest pour les confits et autres foies gras de volailles mais il est aussi le roi des cochonailles.



La pascade : sa recette ressemble à celle des crêpes mais la saveur en est très différente !





La tarte salée n'a strictement rien à voir avec une quiche. Elle nécessite des pommes de terre, du jambon de pays, du roquefort et bien sûr … des œufs, des jaunes d'oeuf et de la crème ! Au besoin on peut remplacer le roquefort pour ceux qui préféreraient un vieux Laguiole ou un Aubrac.
La tarte à l'encalat ou tarte à la tome, spécialité du Carladez, est un gâteau sucré qui nécessite une nuit de préparation pour obtenir le caillé frais (encalat) entrant dans sa préparation le lendemain.
Avant de goûter l'incomparable gâteau à la broche, regardez le préparer : il demande encore plus de dextérité et de résistance à la chaleur qu'un méchoui !

Voyez en cliquant ici la préparation du gâteau à la broche

Et ici pour voir les détails croustillant de la préparation !
Appréciez la différence de notre fouace avec fougasses, fouées, brioches, cougnous et autres pains-de-jésus. Chaque village a sa fouace réputée mais aucun ne fait d'ombre à celle de nos boulangers ni même à celle que chacun prépare à la maison...
Lou Bajanac, soupe de châtaignes blanches au lait : car il ne faudrait pas oublier la châtaigne, qui a nourri des générations d'Aveyronnais et qui les a fait connaître du tout Paris (chauds, les marrons chauds !) : purée de châtaigne et glace à la vanille, confiture, tiramisu , moelleux, macarons, pour les desserts, mais aussi pintade aux fruits secs et châtaigne, tiramisu aux tomates chèvre et châtaignes, velouté de potiron aux châtaignes ou châtaigne-fenouil, châtaignes rôties au vin rouge (d'Entraygues et Le Fel), et bien sûr dinde de Noël. Les recettes ne manqueront pas pour accommoder les bonnes châtaignes du Nord Aveyron !.
Les enfants apprécieront d'exercer leurs talents culinaires avec nous sur les crêpes à la farine de châtaigne ou sur un moelleux à la châtaigne.
Ils en profiteront aussi pour apprendre à boulanger le pain de la maison, découvrir l'utilisation des fleurs en cuisine ou pour nous aider à préparer les escargots du jardin : nous en parlerons prochainement !

 Car nous n'avons pas encore épuisé toutes les bonnes raisons de venir en vacances en Aveyron ...

A bientôt !
             
              

    'Le Confluent' 
    route de Decazeville,
    12140 Entraygues-sur-Truyère

    Tél. :  33 (0)643 50 06 62 - 33(0)684 47 21 47

    leconfluent@gmail.com