Chambres d'hôtes en Aveyron

Au confluent du Lot et de la Truyère, face au charmant village d'Entraygues-sur-Truyère, notre maison familiale vous offre un petit havre de paix pour quelques jours en chambres d'hôtes, le temps de découvrir l'étonnante variété des pays de l'Aveyron. A deux pas de l'Aubrac, des chemins de Saint-Jacques -de-Compostelle (GR65), de Conques, entre Rodez et Aurillac, près d'Estaing ou Espalion... Laissez-vous tenter !

samedi 13 janvier 2018

Les crues de la Truyère

Les habitants d’Entraygues savent la Truyère capable de crues impressionnantes, comme en témoignent les échelles affichées sur les bâtiments anciens d’Entraygues : le moulin, la maison de la Reine Margot.


Encore en ce siècle, malgré les nombreux barrages et les systèmes télécommandés qui contribuent à réguler les débits du Lot et de la Truyère, on a pu voir les eaux monter dans les rues et places d’Entraygues où l’on se déplaçait en barque en décembre 2003 !
Une rivière impressionnante.
Il faut dire que cette petite rivière de 170 Km reçoit l’affluence d’une trentaine de rivières avant de se joindre au Lot sous nos yeux, au pied du château d’Entraygues, drainant un bassin de près de 3 300 Km².

Son débit moyen annuel, calculé sur un siècle, est de 70 m3/seconde mais il peut aller jusqu'à 109 m3, ou descendre à 2 m3 en périodes de sécheresse. En hiver, en fonction de la pluviométrie et des besoins de la production hydro-électrique, ce débit peut varier de 1 à 13 au cours de la même journée.

Le système de gestion des étiages permet de maintenir dans le Lot en aval d’Entraygues un débit suffisant pour couvrir en période de basses eaux les besoins en eau potable, les prélèvements agricoles, les prélèvements industriels, les activités nautiques et surtout le bon fonctionnement des écosystèmes aquatiques. Les principales réserves permettant de garantir ce débit d’étiage sont les barrages hydro-électriques qui font de la Truyère et de ses affluents un formidable réservoir de 560 m3.

La gestion coordonnée de tous ces barrages et des deux barrages sur le Lot en amont d’Entraygues ont permis que, même aux pires périodes de sécheresse telle la canicule de l’été 2003, aucune restriction de prélèvements n’a dû être décrétée pour le bassin du Lot.


                            
Cliquer ici pour revoir notre billet sur le barrage de Sarrans en 2014.


Ainsi les bassins de la Truyère et surtout du Lot sont-ils protégés de la pénurie en eau.
Mais les quantités instantanées maximales observées à Entraygues peuvent aller jusqu’à 1800 m3. Outre les précipitations pluvieuses, surtout automnales, les risques de crues et d’inondation sont liés à la fonte des neiges au printemps sur l’Aubrac et la Margeride. Le débit des crues biennales est de 670 m3, soit près de 10 fois le débit annuel moyen.

Un avertissement !
Nous avons eu récemment un petit événement prémonitoire, dont la presse locale s’est fait l’écho : une mystérieuses disparition.
A quelques mètres du confluent avec le Lot, nous avions aménagé une petite plage permettant pendant l’été aux enfants et petits-enfants de patauger et de mettre à l’eau leurs canoës.
Un peu en hauteur dans l’espoir d’éviter les changements brusques de niveau, nous avions installé un banc de bois : rustique à souhait, le banc avait été fabriqué de toutes pièces à partir de gros madriers de récupération. 
Lourd et parfaitement inesthétique, il avait l’avantage de pouvoir supporter les intempéries. Il pesait tant qu’il avait fallu profiter de la présence d’une grue pour le descendre et le placer à quelque distance et à quelque hauteur de l’eau.

Et pourtant … le dimanche 4 décembre matin, sans qu’on ait le moindre souvenir d’une crue ou d’un impétueux « tsunami de rivière » dans les jours précédents, le banc avait disparu. Une exploration immédiate, à partir des rives de la Truyère et du Lot sur une dizaine de km na pas permis de retrouver le fameux banc, si lourd et encombrant qu’il n’avait pourtant pas pu aller très loin : on en vient à se demander si de violents flots sont réellement à l’origine de cette disparition ! Aucune trace de pas ni signe du moindre passage sur le terrain … ?

Ainsi ce banc sans aucune valeur vient de prendre toute son importance du simple fait de sa disparition, et obtiendrait pour nous le statut de pièce historique si par chance il retrouvait sa position initiale.
La crue du nouvel an
Et le  4 janvier, jour de la publication de l'événement dans le bulletin d'Espalion, probablement par mesure de rétorsion, la Truyère lâchait ses grandes eaux, montant dangereusement jusqu’à la limite du terrain de pétanque sous le château, menaçant les canoës que nous avions pourtant remontés bien haut sous la route, immergeant les pieds de quelques jeunes pommiers … Il faut dire que la pluie et la neige se sont conjuguées à la fois sur le bassin du Lot et celui de la Truyère : pas un jour sans pluie (et depuis, 150 mm sur les 12 premiers jours de l'année, contre 0 mm pour la même période il y a un an)


Tout le village est en émoi. Le maire s’est levé en pleine nuit pour faire évacuer quelques camping-cars, les abords du château ont été barrés à la circulation, les employés municipaux se sont affairés à évacuer le mobilier urbain des abords du confluent.



 Nous avons pu craindre pour nos canoës et surtout pour nos pommiers, non loin de nos ruches …





Après quelques jours de « décrue » les niveaux restent bien hauts.

La passerelle sur le Lot est toujours entièrement sous eau et bloque un gros arbre ainsi que des branches.








Comparez ici la passerelle entre 2006 et 2018 !



Et tout le monde évoque la récente inondation de 2003, durant laquelle on circulait en barque devant l’étape de la Reine Margot !
2017 avait été une année pauvre en eau et les nappes avaient bien besoin d’être reconstituées."Les douze premiers jours de l'année indiquent le temps des douze mois de l'année" : espérons que la nature ne nous jouera pas un mauvais tour et qu’elle évitera de nous inonder cette fois-ci.


Attendons et voyons ce que nous réservent l’hiver et le printemps !

A bientôt au Confluent !

                               
    Pour nous rendre visite, voyez les liens vers
    La première nuitée pour deux personnes :
    60 € à Pendjari, 70 € à Bandjoun, 80 € à Bogolan,
    15 € par personne supplémentaire.
    Petits déjeuners compris.
    WiFi offert.
    Tarif dégressif ensuite.
    Formule "gîte" à la semaine à Bogolan : nous contacter

    Chambres d'hôtes 'Le Confluent'
    route de Decazeville,
    12140 Entraygues-sur-Truyère

    Tél. : 33 (0)964 11 05 70  -  33 (0)643 50 06 62 - 33(0)684 47 21 47

    leconfluent@gmail.com

lundi 1 janvier 2018

Bonne année 2018


A bientôt au Confluent !
                               
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